Le micro-entrepreneur, indépendant et pourtant jamais seul : les différentes aides qui donnent le la a l’auto-entrepreneuriat

Contrairement aux structures entrepreneuriales classiques le micro-entrepreneuriat promeut la solidarité, le partage d’informations et l’entraide à travers des organismes entièrement dédiés à améliorer le quotidien des indépendants.

Le micro-entrepreneur, indépendant et pourtant jamais seul : les différentes aides qui donnent le la a l’auto-entrepreneuriat
Noah
Noah

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Contrairement aux structures entrepreneuriales classiques, ou la concurrence affairiste l’emporte souvent sur l’humain, le micro-entrepreneuriat promeut la solidarité, le partage d’informations et l’entraide à travers des organismes entièrement dédiés à améliorer le quotidien des indépendants.

Les aides locales pour les commerçants, les artisans et les professions libérales

Qu’il s’agisse de chambres de commerce régionales ou de petits comités d’entraide issus du cru local, les micro-entrepreneurs désireux d’améliorer l’état de leurs affaires ont à disposition pléthore de possibilités : stages, formations, réunions d’information - les initiatives pétries d’ambition ne manquent pas. Assisté (e) par les experts qui se cachent derrière ce genre de projets pédagogiques, vous serez en mesure de définir avec plus d’exactitude les contours de votre activité naissante et vous pourrez par là même réaliser une estimation de son potentiel de rentabilité.

ACRE (anciennement ACCRE)

À l’origine réservée aux seuls demandeurs d’emploi, l’ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d'entreprises) a récemment été ouverte à tous les créateurs d’entreprise (article L 131-6-4 du codicille de la Sécurité Sociale).

Quels bénéfices ?

Vous bénéficierez durant la première année d’activité d’une exonération (totale ou partielle) des charges sociales. Parmi les charges couvertes par l’ACRE, on retrouve l’assurance maladie (invalidité, maternité, décès), les allocations familiales et l’assurance vieillesse. Ne sont en revanche pas couvertes les quotités associées aux accidents du travail et à la formation professionnelle ainsi que les cotisations retraite.

La demande d’aide auprès de l’ACRE doit être effectuée lors de l’enregistrement de votre micro-entreprise ou, en dernier recours, dans les 45 jours suivant la validation du dossier*.

*IMPORTANT : l’ACRE est accessible à tous les nouveaux micro-entrepreneurs pour peu qu’ils soient en mesure de produire une déclaration de revenus flottant sous la barre symbolique de 41 136 €. Ce plafond dépassé, les cotisations sociales de l’excédent seront dues à taux plein.

NACRE

La NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d'Entreprise) est une aide locale, mis en place par les régions* dans le but de venir en aide aux créateurs d’entreprise durant les prémices de leur activité (jusqu’à trois années de support au maximum). Sont concernés par cette aide les demandeurs d’emploi ainsi que les bénéficiaires de minima sociaux type RMI/RSA. Le rayon d’action de la NACRE est triple :

  • Aide au montage du projet

  • Aide à la structuration financière

  • Assistance au démarrage et au développement de l’entreprise

*une demande NACRE doit être réalisée dans la région au sein de laquelle vous comptez implanter votre micro-entreprise. Consultez cette page (onglet « Formalités à accomplir) afin de trouver un organisme susceptible de vous aider à réaliser votre demande d’aide. Il s’agit la plupart des centres Pole Emploi locaux ou de banques porteuses d’initiatives NACRE.

Les aides de l’ADIE

L’ADIE offre une deuxième chance à ceux que le marché du travail a laissé pour compte : si vous vous trouvez en marge des circuits travaillistes depuis un long moment, que vous n’avez pas accès au système bancaire classique mais que vous vous trouviez être porteur d’un projet entrepreneurial solide et innovant, l’ADIE est faite pour vous. Elle promeut un accompagnement qualitatif qui se traduit par le biais de formations, d’une assistance d’experts, de webconférences, d’ateliers et même d’un coaching individuel personnalisé (la page de l’ADIE pour bien débuter). Pour vous enquérir d’un possible soutien de l’ADIE, contactez par téléphone l’antenne la plus proche de chez vous ou bien rendez-vous directement dans l’un des nombreux ateliers organisés un peu partout en France.

Le cas particulier des DOM

Les DOM présentent de nombreux avantages en termes de domiciliation d’entreprise : considérés par le gouvernement comme zones franches, les micro-entrepreneurs locaux peuvent par exemple solliciter une exonération des cotisations CFE, bénéficier d’une réduction substantielle de leur impôt sur le revenu et même d’un tarif de taxes TVA préférentiel. Afin de promouvoir le fleurissement de nouvelles activités affairistes outre-mer, le Projet Initiative Jeune (souvent translaté via l’acronyme PIJ) a récemment vu le jour. Ce projet, par l’intermédiaire de subventions pouvant aller jusqu’à 7320 €, vise à promouvoir la création d’entreprises hors métropole. Les conditions d’accès au PIJ sont somme toute assez simples puisqu’il s’agit seulement d’être âgé (e) de 18 à 30 ans. Si le PIJ est une aide spécifique aux DOM, toutes les autres allocations précédemment mentionnées demeurent accessibles aux résidents d’outre-mer. Pour établir un dossier PIJ, il est nécessaire de contacter la DIRECCTE (Directions Régionales des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi). Eux seuls pourront statuer quant à la plausibilité effective du projet que vous nourrissez, dépendamment de la demande et du besoin régionaux.

Aides en vrac

a) L’Aide à la reprise ou à la création d’une entreprise (ARCE)

L’ARCE (ne pas confondre avec ACRE !) s’adresse uniquement aux demandeurs d’emploi. Dans les faits, l’ARCE autorise les micro-entrepreneurs admissibles à s’octroyer 45% des allocations chômage qui n’ont pas encore été versées. L’acquisition de la somme s’opère en deux fois : la première instance est récoltée lors de la création d’entreprise ; la seconde intervient six mois plus tard, à condition que l’auto-entrepreneur soit toujours actif. Pour toute demande ARCE, une seule adresse : https://www.pole-emploi.fr/candidat/je-creereprends-une-entreprise/les-aides-financieres-creation-d/aide-a-la-reprise-et-a-la-creati.html

b) Le Revenu de Solidarité Active (RSA)

Ceux qui bénéficiaient du RSA avant la création de leur micro-entreprise peuvent continuer à profiter de cette aide sous une forme quelque peu différente : la prime d’activité. Pour prétendre à cette dernière, vous ne devez employer aucun salarié au sein de votre entreprise et votre chiffre d’affaire ne doit pas excéder les plafonds auto-entrepreneur.

c) Le recours aux prêts : une alternative de financement à ne pas négliger

Vous êtes inéligibles aux aides de l’Etat et avez besoin d’un financement supplémentaire ? Votre banque fait la sourde oreille ? Ne cherchez pas plus loin : les prêts constituent la solution idoine pour obtenir les ultimes fonds nécessaires au bâtissage de votre carrière d’entrepreneur : prêts d’honneur (à taux zéro, portés par des associations à but non lucratif comme le Réseau Entreprendre ou BPI France), micro-crédits (cf. le paragraphe sur l’ADIE) ou allocations de l’Agegiph pour les demandeurs d’emploi handicapés, les solutions ne manquent pas.